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JOURNÉE DU FOURNISSEUR MINIER: ACCROÎTRE LA PART DES PME DANS L’INDUSTRIE MINIÈRE AU BURKINA FASO

« Compétitivité des fournisseurs locaux, quelles solutions pour accroître la part de marché des entreprises locales dans l’industrie minière ? », c’est sous ce thème que l’Alliance des Fournisseurs Burkinabé de Biens et Services Miniers (ABSM) a organisé ce jeudi 20 juillet 2017 à Ouagadougou une journée dédiée au fournisseur minier. Cette journée, placée sous le patronage du Ministre des mines et des carrières et le parrainage du Président de la Cambre des Mines du Burkina, a mobilisé différents acteurs dont des organisations du secteur privé, du secteur public et des organisations diplomatiques.

 

Ambassadeur du Canada au Burkina Faso, Vincent Le PAPE (au milieu) et Monsieur Idani Oumarou, Ministre des Mines et des Carrières (à gauche)

 

Cérémonie d’ouverture

 

Le début de la cérémonie d’ouverture a été marqué par le mot de bienvenu du Président de l’ABSM, Monsieur Saïdou OUEDRAOGO. Il a indiqué que cette journée est l’un des outils de promotion des PME/PMI locales intervenants dans l’industrie minière. Le Président de la Chambre des Mines du Burkina, parrain de ladite journée, représenté par M. Toussaint BAMOUNI a montré qu’une centaine de milliards de F CFA sont dépensés dans les prestations de services miniers au niveau local.

 

Néanmoins, il reste des défis à relever pour l’édification d’une économie locale dynamique au Burkina Faso. Quant à Son Excellence l’Ambassadeur du Canada au Burkina Faso, M. Vincent Le PAPE, il a fait comprendre que des accords ont été déjà signés entre l’ABSM, le 48è Nord International pour la mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités en cours. Le patron de la Journée, Monsieur Oumarou IDANI, Ministre des Mines et des Carrières a montré que dans la politique gouvernementale du Burkina, la part des achats locaux dans les commandes publiques devra passer de 14 % en 2016 à 20 % en 2020. Aussi, le renforcement de l’expertise des PME à fournir des services de qualité et le transfert de compétences sont des impératifs sur lesquels le Gouvernement travaille.

Vue des participants

 

Communications et échanges-débats

 

À l’issue de la cérémonie d’ouverture, une session de communication, d’échanges-débats a lieu, sous la modération de Adama SORO. Inna SEGDA de la Chambre des Mines du Burkina, Adama NANA de la Direction Générale des Douanes, de Oumar KI de la Direction Générale des Impôts et de Mme OUEDRAOGO de la Banque Ouest Africaine (BOA) ont, tour à tour montré la contribution de leurs institutions à la promotion de la fourniture locale. Il ressort de ces communications que près de 80 % des dépenses d’investissement d’une mine restent au pays. Il a été indiqué que l’État ne devrait pas se contenter des taxes et impôts qu’il peut prélever, mais créer en plus les conditions pour que les PME locales puissent capter les opportunités en termes de fourniture de services locaux dans l’industrie minière.

 

Dans le cadre des reformes, le code minier communautaire de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) en révision devrait voir le jour. Par ailleurs, une des études en cours de la Chambre des Mines du Burkina vise à s’assurer de la capacité des fournisseurs locaux à répondre aux exigences de qualité face aux opportunités qui leurs sont offertes.

 

Participants

 

Après avoir présenté les principales missions (fiscales, économiques et d’assistance) de la douane, Adama NANA a insisté sur les régimes douaniers  (de droit commun, particulier ou suspensif) qui pourraient favoriser les fournisseurs locaux des biens et services. Pour ce qui est du Burkina Faso les avantages douaniers sont consignés aux articles 149 à 153 du code minier. Le Système de Liaison Virtuelle des Importations et des Exportations (SYLVIE), le Suivi satellitaire des camions, la déclaration anticipée et l’utilisation des scanner sont les principales innovations douanières en cours au Burkina Faso.

 

Pour ce qui est de la fiscalité interne, des prestataires de services miniers sont exonérés de certaines taxes dont la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ; taxe qu’ils doivent bien comptabiliser pour se la faire rembourser. Malheureusement, l’article 5 du code minier burkinabé stipule que les sous-traitants et les fournisseurs ne bénéficient pas d’exonération. En plus, il est le plus souvent difficile pour les exploitants miniers de se faire rembourser, essentiellement pour des vices de forme des factures.

 

Mme OUEDRAOGO Catherine de la BOA a indiqué que cette banque, intervenant en amont et en aval, offre une gamme de produits pour l’essor des prestataires des services miniers.

 

Enfin, le coordonnateur de l’ABSM, Monsieur Alin-Noumonsan KAMBOU a présenté un projet de conception d’un répertoire des fournisseurs des services miniers qui devrait voir le jour d’ici à janvier 2018.

 

La journée a été clôturée au siège de la Chambre des Mines du Burkina, par un Diner de réseautage entre responsables et acheteurs des mines et opérateurs économiques.

 

Par Abdoulaye SIRY

 

Web TV

 

 

 

 



22/07/2017
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