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AVIS DES JEUNES ECONOMISTES SUR LA POLITIQUE BUDGETAIRE ET FISCALE A L'EPREUVE DU PLAN NATIONAL DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL DU BURKINA FASO

Sous le parrainage du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, représenté par le Secrétaire Général du Ministère Dr Seglaro Abel SOME, l’Association Nationale des Jeunes Economistes du Burkina Faso (ANJE-BF) a tenu un Panel-débat sur « La Politique budgétaire et fiscale à l’épreuve du PNDES », le samedi 03 juin 2017 à Ouagadougou.

 

La cérémonie d’ouverture, placée sous la Présidence de l’Université Ouaga II, représentée par le Pr Pam ZAHONOGO, Vice-Président chargé de la Recherche et de la Coopération Internationale, a connu la présence du Président du Conseil Scientifique de l’ANJE-BF, le Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du Centre d’Etudes, de Documentation, de Recherches Economiques et Sociales (CEDRES), et le Secrétaire Général du Ministère de l’Economie, des Finances et du Développement. On a noté aussi dans l’assistance, la présence des bailleurs de fonds, des Partenaires Techniques et Financiers, des acteurs des secteurs privés, publiques et parapubliques et de plus de 150 membres et sympathisants de l’Association.

A la suite de ces 03 allocutions, s’en est suivi l’allocution du Dr Seglaro Abel SOME, Secrétaire Général du MINEFID et représentant du Parrain. Il est revenu sur la pertinence du thème général et des thèmes des différentes communications et a signifié tout l’intérêt de Madame le Ministre pour cette activité. Avant de prononcer l’ouverture officielle des travaux, il a prodigué ses encouragements et félicitations à l’ANJE-BF.

Panel et débats

Après une pause-café, les échanges ont porté sur deux problématiques liées d’une part à la mobilisation des ressources internes et d’autre part à la mobilisation des ressources externes pour le financement du Plan National de Développement Economique et Social du Burkina Faso (PNDES). Le panel et les débats se sont déroulés sous la modération du Dr Seydou DAO, économiste à l’Unité de Coordination du second compact (Premier ministère).

 

Le Dr Jean Marie SOURWEMA, économiste à la Direction Générale des Impôts, nous a entretenu sur la problématique des « Réformes fiscales et financement du PNDES ».

Le Dr SOURWEMA après avoir fait un diagnostic de la politique fiscale, une analyse du taux de pression fiscale, a indiqué la contribution de la Direction Générale des Impôts au financement du PNDES et quelques réformes qui siéent.

Ses analyses ont abouti à un certain nombre de recommandations parmi lesquelles nous pouvons citer :

  • la poursuite de la segmentation des contribuables ;
  • l’amélioration des fonctionnalités et l'utilisation des logiciels ;
  • la création des antennes fiscales dans les communes à forte potentialité fiscale ;
  • la mise en place du cadastre fiscal ;
  • la mise en œuvre des télé-procédures ;
  • la réforme de la fiscalité des microentreprises ;
  • la dynamisation du dispositif organisationnel de suivi des recettes fiscales du secteur minier ;
  • la fiscalisation du secteur agricole ;
  • la fiscalisation des échanges électroniques transfrontaliers ;
  • l’étude de la possibilité d’instituer un impôt global sur le revenu des personnes physiques ;
  • l’informatisation intégrale de la gestion des impôts et taxes ;
  • la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale ;
  • la rationalisation des incitations fiscales en évaluant la dépense fiscale ;
  • l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers ;
  • la mise en œuvre des principes de la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) ;
  • l’amélioration du système d’information et de pilotage ;
  • la promotion du management de la qualité ;
  • la finalisation du code général des impôts ;
  • le renforcement des capacités institutionnelles et organisationnelles des régies de recettes.
  • La réduction des niches fiscales telles que les trop fortes exonérations ;

 

Le Dr Oumarou ZALLE, enseignant chercheur à l’Université de Koudougou en collaboration avec le Dr Jean Marie KEBRE, économiste à la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP) a présenté les aspects liés à la mobilisation des ressources externes, notamment sur le thème « Financement extérieur du PNDES: endettement et capacité d’absorption ». Dr ZALLE est revenu sur:

? les fondements théoriques des ressources extérieures et l’importance de l’aide dans l’économie burkinabè ;

? l’endettement dans le financement du PNDES  et ;

?  la capacité d’absorption des ressources extérieures.

Des analyses, il ressort qu’au Burkina Faso le niveau de dépense de l’aide est relativement faible. Sur la période 2000-2010, seulement 66,37% de l’aide inscrite dans le budget est effectivement dépensée.

Deux défis se présentent aux autorités publiques pour une mobilisation maximale des ressources annoncées et leur meilleure utilisation, a indiqué le communicateur :

  • l’amélioration de l’efficacité de l’investissement à travers la mise en place de bonnes institutions et d’une bonne gouvernance ;
  • la recherche de financements autres que les dettes concessionnelles.

Les deux communications ont suscité des questions et des débats, notamment sur la fiscalisation du secteur agricole, la TVA entravée par de nombreuses exonérations et aussi sur les réalisations du PNDES. Outre les questions, des participants ont contribué à   éclairer l’opinion publique sur certaines problématiques.

 

Par

Dr Mohamed Tidjane KINDA

Drs Abdoulaye SIRY

M. Abubakar COULIBALY

 

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07/06/2017
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