PREVISIONS

PREVISIONS

LE FINANCEMENT DES ENERGIES RENOUVELABLES EN AFRIQUE

Mai 2016

 

« Financement des systèmes énergétiques durables pour l’Afrique en développement », c’est sous ce thème que s’est tenu la Semaine des Energies et Energies Renouvelables d’Afrique (SEERA) du 6 au 8 mai 2016 à Ouagadougou au Burkina Faso. A cette occasion, la 5ème édition du Salon Internationale de l’Environnement et des Energies Renouvelables de Ouagadougou (SIERO) a été un cadre d’expositions et d’échanges sur les savoir-faire endogènes. Des foyers solaires aux moulins et cafètes solaires, les expériences et pratiques endogènes n’en manquent pas. 

 

FOYER_SOLAIRE_MADE_IN_BF_SIRY.JPGFoyers solaires made in Burkina Faso

 

La révolution énergétique est, donc, réellement en cours. Les habitudes de consommation énergétique dans les ménages et entreprises connaissent de profondes mutations au point où cela a des répercussions importantes sur les cours des énergies fossiles. Au plan mondial il y a une réorientation de la production énergétique. Seulement, les structures de production énergétique en Afrique demeurent en souffrance, malgré l’existence de niches d’innovation. 

 

GROUPE_HYBRIDE_MADE_IN_BF_SIRY.JPGGROUPE_HYBRIDE_VUE_DE_PROFIL_SIRY.JPG

Groupe hybride (solaire et électrique) made in Burkina Faso

 

Les principaux problèmes évoqués au cours des échanges de la semaine (SEERA) sont liées au financement, aux ressources humaines, à l’efficacité énergétique ainsi qu’à la normalisation. L’histoire générale de l’Afrique nous enseigne que la prédominance des financements extérieurs a eu pour conséquence une atrophie de l’affirmation de l’identité africaine. Pour ce faire, le financement domestique reste un pilier fondamental non seulement pour le développement des ressources humaines mais aussi pour l’appropriation des innovations endogènes en cours. Il ne s’agit point-là de nier dans ce processus le financement extérieur nécessaire dans certaines circonstances, mais de développer les capacités de résilience interne face aux chocs diverses. 


UNIVERSITE_OUAGA_I_JOSEPH_KI-ZERBO.JPGEXPOSANTS_SIERO_mai_2016.JPG

L’adéquation entre la formation et les besoins réels dans le domaine de la technologie solaire est problématique. En plus, les quelques ingénieurs produits par nos universités et instituts publics et privés soit ne disposent pas de moyens nécessaires pour mettre au point des produits innovants ou soit sont confrontés à la dure réalité des conditions du marché (absence de protection). L’Agence Burkinabé de Normalisation (ABNORM) est l’une des initiatives en vue de rendre la concurrence plus saine.

 

L’efficacité énergétique visant l’équilibre entre l’offre et la demande en énergie renouvelable est l’une des préoccupations majeures. En fait, l’énergie est comme un produit périssable, malgré l’existence de certains matériaux de stockage. Une vulgarisation du modèle de Jeremy Rifkin, déjà expérimenté dans certaines villes occidentales, pourra être une solution optimale pour l’efficacité énergétique en Afrique. Ce modèle préconise la mise en place d’un réseau énergétique mis en commun ; réseau à travers lequel les différents ménages et entreprises sont à la fois consommatrices et productrices d’énergie. Il s’agit en fait d’un réseau intelligent de l’énergie.

 

Par Abdoulaye SIRY[1]

IDENTITE_2.jpg

[1] Doctorant à l’Université Ouaga II ; Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques (LAPE). Domaine : Monnaie Banque Finance. Spécialité : Management des Risques et Incertitudes

Téléphone mobile : +226 75062550;

Email: abdoulsiry@gmail.com; Blog: www.prevision-bf.blog4ever.com/



12/05/2016
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Ces blogs de Politique & Société pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 64 autres membres