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SEDECO 2017 : DES EXPERTS PROPOSENT DES MODÈLES POUR LE DÉVELOPPEMENT ENDOGÈNE DES ECONOMIES AFRICAINES

Sous le très haut patronage de SEM le Premier Ministre et Sous le parrainage du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement du Burkina Faso, la 11ème édition de la Semaine du Débat Economique (SEDECO) s’est tenue du 27 au 30 juin 2017 à Ouagadougou. Le thème général de cette 11ème édition de la SEDECO est orienté vers : « Les défis de la transformation structurelle des économies africaines : quelles rôles des différents acteurs du développement ? »

 

 

La cérémonie d’ouverture marquée par les discours du Directeur du CEDRES, le Pr Idrissa M. OUEDRAOGO ; du Président de l’Université Ouaga II, le Pr Stanislas OUARO ; du Ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Hadizatou Rosine COULIBALY

/SORI et du représentant de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Paul Kaba THIEBA, a permis de comprendre les enjeux et l’intérêt des autorités publiques sur les problèmes de transformation structurelle des économies africaines.

 

D’emblée des fondements théoriques ont été donnés par le Dr Omer COMBARY, le Pr Idrissa M. OUEDRAOGO de l’Université Ouaga II et le Pr Mahamadou DIARRA de l’Université de Koudougou, sous la modération du Pr SIRPE Gnaderman, Directeur de l’UFR-SEG de l’Université Ouaga II. Ces chercheurs montrent à travers des théories et des faits stylisés qu’en réalité, il n’y a pas eu de transformation structurelle des économies africaines, après plus de 50 ans d’indépendance et que les problèmes de gouvernance demeurent.

 

Sous la modération du Dr Aly D. COULIBALY, Directeur de la programmation stratégique, de recherche et de veille à l’UEMOA, le Dr Jean Marie SOURWEMA de la Direction Générale des Impôts, à la 2ème journée, parvient aux résultats selon lesquels, l’Etat burkinabé peut prélever 24,5% des richesses créées sur le territoire national sans porter préjudice  à la croissance économique du pays. Le niveau des prélèvements fiscaux et le niveau du PIB réel ont été en dessous de ce qu’ils auraient été, si le taux d’imposition optimal avait été en vigueur sur la période d’analyse. Le taux de pression fiscal optimal (24,5 %) obtenu est au-dessus de l’objectif communautaire (20 %). L’économie burkinabé dispose, donc, d’un potentiel fiscal nécessaire pour  mobiliser des ressources endogènes.

 

Le doctorant Abdoulaye SIRY du Laboratoire d’Analyse et de Politique Economiques, économiste-chercheur et co-auteur est revenu à la charge sur « le financement du développement endogène en Afrique subsaharienne ». Il est parvenu à la conclusion selon laquelle :

 

Il prétend avoir répondu théoriquement à la question « que financer, qui financer et qui finance ? » et que la réponse pratique à cette triple question reste à la guise du décideur selon sa nature (pouvoir public, organisation privée, etc…) et le champ d’application (communautaire, étatique ou privé).

 

Particulièrement, le doctorant Youssaou Y. KOANDA du même Laboratoire (LAPE) s’est interrogé sur la contribution du financement sectoriel bancaire à la croissance et à la réduction de la pauvreté et des inégalités. Des faits stylisés, il ressort des secteurs tels que l’agriculture à forte contribution en termes de valeur ajoutée, avec une base sociale plus élevée mais sous financés par les banques.

 

Pour se rapprocher des acteurs du secteur privé, Monsieur Giraude ADEOSSI de 2iE, a présenté des expériences de Start up sources de transformation structurelle de l’économie. Monsieur ADEOSSI a exposé les enjeux et les besoins liés au développement des Start up. Des exemples de Start up issues de 2iE ont été présentés : des projets accompagnés par 2iE dans le Recyclage du papier, le Biocarburant et la Pisciculture ont été désignés startupper par Total. Des principales pistes d’action suggérées, il convient (i) d’intéresser plus les entrepreneurs à l’innovation ; (ii) connecter les entreprises et les laboratoires de recherche; (iii) de fédérer les Business Angels.

 

 Vue des participants

 

Dès la 3ème journée de la SEDECO, l’accès des femmes entrepreneurs aux sources formels de financement, la problématique de la formation du capital humain et du recours aux Partenaires Techniques et Financiers ont été débattus, respectivement, par Mme Pauline COMPAORE / SODRE de l’INSS/CNRST, par Dr Affoué Cécile KOFFI de CIRES/Côte d’Ivoire et par la DGCOOP.

 

A la 4ème journée, un panel confrontant le secteur privé représenté par le Directeur Général de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina (CCI-BF), M. Issiaka KARGOUGOU ; le Secrétariat Technique du PNDES par Dr Alain SIRI ; les organisations sous régionales représentées par Dr Aly D. COULIBALY de l’UEMOA et les  Chercheurs représentés par le Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, Directeur du CEDRES, a lieu.

 

Ce fut l’occasion de comprendre les orientations et les priorités d’ordre communautaire (qualité de ressources humaines, qualité de la gouvernance, intervention du privé) ; les orientations gouvernementales à travers le PNDES ; les principales actions en cours du secteur privé, à travers la CCI-BF créée en 1948 avec plus de 70 000 entreprises immatriculées au registre de commerce dont plus 80 % sont des PME. Les priorités de la CCI-BF concernent (i) les reformes notamment sur les contraintes liées à la lourdeur administrative ; (ii) la formation ; (iii) les investissements dans les infrastructures critiques tels que les ports secs et (iv) les services d’appui innovant. Pour le Pr Idrissa M. OUEDRAOGO, il est temps de concevoir une nouvelle économie du développement adaptée à nos réalités.

 

Par Abdoulaye SIRY

 

 

 



02/07/2017
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