PREVISIONS

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LA BANQUE MONDIALE POUR LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS DANS LES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE

Selon le dernier rapport d’Africa’s Pulse, l’Afrique a enregistré un recul de près de 8 % en 2014 et de 0.6 % en 2015, dans la croissance des investissements.  Pour ce faire la promotion des investissements publics et privés, notamment dans les infrastructures demeure une priorité. Des recommandations de la Banque mondiale, il est urgent de mettre en œuvre les réformes visant à améliorer les institutions qui promeuvent la croissance du secteur privé,  à développer les marchés financiers internes et à améliorer les infrastructures.

Albert G. ZEUFACK, Economiste en chef de la Banque Mondiale pour la région Afrique

 

Ces recommandations se justifient dans un contexte où la croissance économique en Afrique subsaharienne, certes en cours de rebondissement en 2017 (prévisions de 2.6 %), est toujours « rongée » par la croissance démographique. En plus, l’environnement international est marqué par des risques associés au durcissement des conditions de financement sur les marchés mondiaux, à une amélioration « timide » des prix des matières premières et à la montée du protectionnisme.

 

Au niveau interne, l’inadéquation des réformes, l’accroissement des menaces sécuritaires ponctuées d’incertitudes politiques entravent le développement en Afrique. Par exemple, on note une inefficacité chronique dans le secteur des infrastructures : avec des dépenses bien inférieures au niveau prévu, des faiblesses dans la sélection, l’évaluation et le suivi des projets d’investissement.

 

Conférenciers en direct de Washington (visioconférence)

 

Même si les économies comme celles du Nigéria, de l’Afrique du Sud et de l’Angola sont en passe de renouer avec la croissance, après les péripéties de 2016, la plupart des économies exportatrices de pétrole restent confrontées à des difficultés économiques. Le cas de certains pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est notoire. Le rapport estime que sept pays à savoir la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie sont des économies plus résilientes avec une demande intérieure plus dynamique. Ces pays auraient des taux de croissance annuels supérieurs à 5.4 % entre 2015 et 2017. Les estimations pour la Côte d’Ivoire devront être revues à la baisse avec la chute actuelle des cours du cacao.

 

Participants de Ouagadougou en visioconférence

 

Les perspectives économiques pour l’Afrique sont assez bonnes, surtout pour les pays exportateurs de métaux précieux et les pays moins dépendant des matières premières. Pour Africa’s Pulse, la croissance globale devrait passer de 3.2 % en 2018 et à 3.5 % en 2019. Ces taux de croissance économique devraient être soutenus par les investissements notamment dans les infrastructures énergétiques, de transport, d’eau et d’assainissement. Des investissements dans ces secteurs pourraient permettre à l’Afrique de rattraper son retard par rapport au reste des pays en développement dans le domaine des infrastructures. Le boom dans le secteur des télécommunications est un exemple à suivre.

 

Par Abdoulaye SIRY

www.prevision-bf.blog4ever.com,

 

Web TV

 



21/04/2017
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