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ECONOMIE NATIONALE : « UNE BONNE ORIENTATION POUR LE BURKINA », SELON LA BCEAO ET L’ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES BANQUES ET ÉTABLISSEMENTS FINANCIERS DU BURKINA (APBEF-B)

L’évolution économique de l’Union monétaire ouest-africaine(UMOA), en particulier le Burkina Faso, et l’environnement juridique et bancaire concernant le financement de l’économie nationale burkinabè ont fait l’objet d’une concertation entre le directeur national de la BCEAO et les directeurs généraux des établissements financiers à travers l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Burkina (APBEF-B). C’était le jeudi 21 septembre 2017 au sein de l’agence principale de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) à Ouagadougou.

 

 

C’est la troisième rencontre du genre de l’année 2017 entre le premier responsable national de la BCEAO et les directeurs de banques et établissements financiers représentés au sein de l’APBEF-B. Cette concertation a encore permis à ces spécialistes de la banque et de la finance de procéder à une analyse et à une évaluation des différentes tendances économiques observables, d’échanger sur les réalités juridiques et les différentes perspectives concernant le financement de l’économie burkinabè.

 

Les indicateurs macroéconomiques sont en hausse

Des conclusions de ces experts, l’on note que l’activité économique au Burkina Faso ces trois derniers mois a été marquée par une progression de 7,2% du PIB en variation annuelle contre une hausse de 6,9% au trimestre précédent. « Pour l’ensemble de l’année 2017, le PIB enregistrerait une croissance de 6,9% contre 5,9% en 2016 » a mentionné la synthèse des conclusions produite par les spécialistes. Une synthèse qui instruit également que le taux d’inflation au Burkina Faso à la fin du mois de juin 2017 « s’est situé à -0,4% en glissement annuel contre -0,8% en juin 2016. »

 

Selon les explications du président de l’APBEF-B par ailleurs directeur général de Orabank, Martial Goeh-Akue, l’économie burkinabè est dans une bonne orientation car le taux de financement va crescendo. Quant au directeur national de la BCEAO, Charles Luanga Ki-Zerbo, il explique la bonne santé de l’économie nationale en tablant sur la production et les exportations. Et le cas du coton en est une bonne illustration selon lui : « On a observé quand même que les conditions générales sont bonnes avec de bonnes perspectives de croissance de la production. Les risques qui pouvaient être craints avec le retrait du coton génétiquement modifié sont maîtrisés. L’orientation des cours reste relativement favorable… »

Même son de cloche au niveau de l’Union. En effet, les conclusions ont permis d’y constater une croissance du PIB de l’ordre de 6,5% au deuxième trimestre 2017 « en lien principalement avec le dynamisme des secteurs tertiaire et secondaire. » Et en perspective, pour l’ensemble de l’année 2017, le PIB améliorerait de 6,9%, après 6,7% en 2016. Par rapport au taux d’inflation, il a été évalué à 0,4% dans les trois mois passés contre 0,8% au premier trimestre de l’année 2017.

 

Une activité bancaire dynamique et concluante

En analysant l’évolution du système bancaire et de la microfinance au premier semestre de l’année 2017, les participants à la concertation ont conclu de façon globale à une tendance positive des indicateurs des établissements de crédit. A ce sujet, l’on note « une progression du total bilan des banques et établissements financiers du Burkina de 3.932 milliards de FCFA au 30 juin 2016 à 4.807,8 milliards de FCFA au 30 juin 2017 conjugué à une amélioration de la qualité du portefeuille » selon les conclusions des experts. Une donne qui de l’avis du directeur de l’APBEF-B permet aux banques et aux établissements bancaires d’être au diapason du besoin de financement de l’économie nationale. A ce propos, il explique que les banques ont beaucoup plus d’agences, près de 300, preuve que « l’économie du Burkina progresse bien. Et les banques ont pris l’engagement d’aider cette économie. »

 

Les participants à la concertation d’expertise ont par ailleurs fait remarquer que « sur une base annuelle, les emplois bancaires ont enregistré une progression de 19,4% dont 58,9% pour les crédits et une hausse de 31,8% pour les titres de placement. Les ressources bancaires ont également progressé en variation annuelle de 20,9% dont 14,07% pour les dépôts. »

Les échanges des experts ont porté également sur des questions réglementaires et opérationnelles afin d’optimiser davantage le fonctionnement du marché interbancaire, la sécurité des systèmes et réseaux des établissements de crédit, la position extérieure des établissements de crédit et les aspects de reportings.

 

Par rapport aux questions liées au crédit, il y a eu une session du Conseil national du crédit (CNC) tenue le 14 septembre 2017 au cours de laquelle les spécialistes ont fait un passage en revue des actions récentes menées par la Banque Centrale en faveur de l’amélioration du financement des économies de l’Union. Information importance issue de cette session : le taux de financement des économies a progressé de 18,3% en 2010 à 28,9% en 2016 ; il y également une hausse du taux d’accès aux services financiers.

 

Source: lefaso.net

 

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23/09/2017
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